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Sports

Les professeurs s’imposent lors d’un tournoi de Handball

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Vendredi 12 janvier de 13h à 14 h, les élèves du collège François Péron de Cérilly ont eu l’occasion de disputer un tournoi de Handball face à leurs professeurs. Organisée par Monsieur Bros, professeur d’EPS de l’établissement et responsable de l’Association Sportive, cette rencontre professeurs / élèves a rassemblé 36 collégiens de tous niveaux.

Les élèves étaient répartis en 5 équipes où les benjamins et les minimes étaient mélangés. Une sixième équipe était composée de six adultes : M. Fontaneto (Gestionnaire), Mme Léonard (Professeur de SVT), M. Meunier (Professeur documentaliste), M.Ton That (Professeur d’Arts Plastiques) et Aurélien (Service civique). 

Le tournoi s’est déroulé en deux phases. Placées dans deux poules de trois, chaque équipe a disputé deux rencontres face aux équipes de la même poule. Puis, des matchs de classement ont opposé les troisièmes et les deuxièmes de chaque poule.

Premiers de leur poule, l’équipe « Orange » et celle des professeurs se sont qualifiées pour la grande finale.  A l’issue d’un match serré, les professeurs ont remporté la partie (2 buts à 1) et le tournoi.

Cette rencontre a largement été appréciée par l’ensemble des participants et a contribué à créer du lien entre les élèves et l’équipe pédagogique. Toutes les équipes n’ont désormais qu’un souhait : prendre leur revanche face à leurs professeurs.

Joé Guillaumin

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Ecole primaire Charles-Louis Philippe

Le Vendée Globe en trois questions

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Le Vendée Globe, c’est quoi ?

Le Vendée Globe est un tour du monde à la voile sans escale et sans assistance qui part des Sables d’Olonne, qui traverse les différents océans en contournant l’Antarctique pour revenir à son point de départ. C’est une course extrême qui a lieu tous les quatre ans. On la surnomme l’Everest des mers. Il y a eu neuf éditions qui durent environ trois mois. Les bateaux sont des IMOCA. Ce sont des bateaux à voile : ils avancent grâce à la force du vent. Ils mesurent 18m60 et sont pilotés par de grands navigateurs. Ces marins dorment peu, par petites siestes, vivent dans le bruit de la mer qui frappe la coque du bateau qui gite beaucoup. Pour se repérer, les skippers utilisent des cartes sur ordinateur et des fichiers météorologiques. Les risques de cette course sont grands : risques de casses, de blessures ou de naufrage arrêtant définitivement la course !

Suivie par de nombreux amateurs de voile, cette course connait également un grand succès virtuel.

Le Vendée Globe 2020-2021 ?

C’était la 9ème édition. Trente-trois skippers ont pris le départ de la course dont six femmes. C’est un record ! Le départ a été donné le 8 novembre 2020 à huis clos en raison du contexte sanitaire.

Huit skippers ont été contraints à l’abandon suite à des problèmes divers mais le plus marquant a été celui de Kevin Escoffier qui a fait naufrage. Secouru par Jean Le Cam, tous sont rentrés à bon port.

Charlie Dalin a passé la ligne d’arrivée en premier le 27 janvier 2021 après 80 jours de course mais le vrai vainqueur est Yannick Bestaven. En effet, on lui a rendu les heures pendant lesquelles il a participé au sauvetage de Kévin Escoffier.

Le dernier skipper, Ari Huusela, est arrivé plus de 36 jours après les premiers.

Le Vendée Globe dans notre classe ?

Au début de l’année, nous avons créé un cahier du Vendée Globe. Tous les matins, nous faisions le classement des skippers et les après-midis, nous lisions le livre « le Vendée Globe de Mam ».

Cette aventure permet de travailler la géographie : sur les mers, les océans, les littoraux, mais aussi les arts. Nous avons créé des origamis sur le thème des animaux de la mer et fabriqué des maquettes de bateaux. Tout ensemble, nous avons réalisé un planisphère géant.

A Noël, notre calendrier de l’Avent était constitué de questions ou jeux sur le Vendée Globe.

Notre classe était inscrite à un jeu en ligne Virtual Regatta. Notre bateau a navigué autour du monde presque dans les mêmes conditions que les vrais skippers.

La classe des CE1-CE2

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Le journalisme sportif, un journalisme comme les autres ?

Entretien avec Antoine Pimmel, journaliste à Reverse

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Journaliste aux Editions Reverse et Eurosport, Antoine Pimmel a accordé un long entretien à notre rédaction. Au cours de cet entretien en trois parties, il a décrit son parcours scolaire et professionnel, exposé ses expériences professionnelles et livré ses réflexions quant quant aux différentes contraintes qu’induit l’écriture pour la presse papier et la presse en ligne.

Etudes et parcours professionnel 

  • Quelles études avez-vous suivies afin de devenir journaliste sportif ?

Il n’y avait pas encore beaucoup d’écoles de journalisme à l’époque où j’ai passé mon bac économique et social (en 2007). Du coup, on m’a orienté vers une licence en droit parce que c’était le cursus le plus « général. » J’ai fait un an puis j’ai arrêté. J’ai commencé à travailler, plein de petits boulots. Puis au bout d’un an, je me suis dit qu’il était temps de reprendre les études. J’ai entendu parler d’une école de journalisme – l’Institut Européen de Journalisme – où il était possible de rentrer directement en troisième année avec un bac+2. Alors décrocher un diplôme en deux ans est devenu mon unique objectif. C’est un peu honteux dit comme ça mais, pour faire simple, j’ai regardé la liste des BTS où il y avait encore de la place et j’ai choisi le plus proche de chez moi. Il y avait un BTS comptabilité et gestion dans ma ville, dans le 92. Alors je me suis inscrit et j’ai obtenu mon diplôme deux ans après. Dans la foulée, j’ai pu passer les concours et j’ai intégré l’IEJ en troisième année. Puis j’ai fait une quatrième année, toujours à l’IEJ, avec l’option « journaliste de sport. » C’est au cours de cette quatrième année que j’ai fait mon stage à Basketsession.com avant d’être diplômé d’un mastère (équivalent bac+4). Et j’y travaille jusqu’à aujourd’hui.

  • Avez-vous toujours voulu devenir journaliste sportif ?

Je ne sais pas si j’ai toujours voulu être journaliste sportif, je n’arrive pas vraiment à me souvenir de ce que je voulais faire quand j’étais au collège par exemple. Mais ce qui est sûr, c’est que j’ai toujours eu la passion du sport. Je me souviens vaguement qu’ado ça m’arrivait de regarder des matches de Ligue 1 en prenant des notes. Je lisais beaucoup la presse papier aussi. Paradoxalement même beaucoup plus qu’aujourd’hui. Je pense que c’est à partir du lycée que j’ai vraiment souhaité devenir journaliste sportif.

  • Depuis combien de temps travaillez-vous pour les éditions Reverse et Basketsession ? Comment y êtes-vous entré ? Avez-vous travaillé dans d’autres rédactions ? Est-ce le cas aujourd’hui ?

En quatrième année à l’IEJ, il fallait faire un stage de six mois au sein d’une rédaction, peu importe le support (papier, web, tv, radio, etc.) J’avais postulé à Basketsession/REVERSE et j’ai été pris. En février 2013. J’ai été gardé par la rédaction dès la fin de mon stage donc je travaille officiellement pour REVERSE depuis septembre 2013. Déjà sept ans…

Lors de ma troisième année à l’IEJ (donc en réalité ma première), j’avais fait un stage de deux mois à l’Est Républicain. Je n’y ai donc pas travaillé longtemps mais c’était très intéressant. J’étais parti à l’aventure à Nancy, ça m’avait plu. En plus de Basketsession, je travaille aussi pour Eurosport mais avec un statut différent. En tant que pigiste. Depuis trois ans déjà de mémoire. J’ai donc deux employeurs aujourd’hui.

Expériences en tant que journaliste sportif

  • Quel est, à ce jour, ce que vous considérez comme votre meilleur article sur le sport ? L’article que vous avez préféré rédiger ? Celui qui représente le plus pour vous ?

C’est une excellente question que je devrais d’ailleurs me poser ! Il faut savoir qu’avec le web, tout est tellement instantané, qu’un article se consomme très, très vite. Par les lecteurs mais aussi au final par l’auteur. Je ne me souviens même pas de certains articles que j’ai écrits… Mais honnêtement, je ne sais pas s’il y en a un en particulier. Ce que j’apprécie particulièrement chez REVERSE, c’est la liberté totale que l’on m’accorde pour mes sujets. Du coup, j’ai déjà écrit des articles dans des styles complètement différents. J’ai écrit une fiction complète avec des joueurs NBA (LeBron James, Luka Doncic, etc.) qui partent sauver le monde… j’en suis assez fier parce que j’ai réussi à aller au bout de mon histoire qui durait dix épisodes. Celui-là a donc une valeur à mes yeux. Dans un autre style, toujours déjanté, j’ai déjà fait une parodie du Burger Quizz (écrite) publiée dans notre premier Mook et je m’étais bien amusé. Pour les articles plus sérieux, là, c’est vraiment difficile d’en sortir un en particulier. Je les oublie plus vite. Sinon, j’étais assez fier de deux éditos : celui après la mort de Kobe Bryant et celui après la mort de George Floyd. Puis un dernier exemple : ce n’est certainement pas mon meilleur article mais j’avais écrit un papier « ambiance » après le match Espagne-France, en quart de la Coupe du monde 2014. Avec la victoire de l’équipe de France contre une Espagne grande favorite à domicile. J’avais eu la chance de pouvoir couvrir l’événement là-bas, à Madrid, et du coup, ce moment garde une place très particulière pour moi.

  • Ecrivez-vous sur d’autres sports que la NBA ? Et si oui lesquels ?

J’ai déjà écrit deux articles sur le cyclisme, que j’ai posté sur un site qui s’appelle chronique du vélo. Mais ce n’était pas rémunéré, c’était pour le plaisir. Je pourrai écrire sur le cyclisme, ça me plairait bien. Je suis aussi le foot mais il y a déjà trop de journalistes, trop de monde, qui parlent de foot. Mon tout premier article, c’était un article de foot. « Comment sauver l’équipe de France de Raymond Domenech. » Le seul problème, c’est que je l’avais écrit sur ma copie de partiel de droit civil à la fac. J’ai eu 0,5 donc je suppose que le correcteur ne partageait pas mes théories…

  • Avez-vous déjà voyagé en dehors de la France pour des interviews ou des articles ?

J’ai donc pu aller en Espagne pour suivre la Coupe du Monde 2014. Je devais aussi aller en Finlande pour l’Eurobasket 2017 (un doute sur la date) mais ça ne s’est finalement pas fait… J’étais à Londres pour couvrir un match NBA (Wizards-Knicks) et à Barcelone pour une opération avec adidas où j’ai pu interviewer plusieurs joueurs NBA. Après, j’ai surtout beaucoup voyagé en France pour le travail : Strasbourg, Cholet, Lyon, Lille, Montpellier, etc.

  • Comment organisez-vous votre travail pendant cette crise sanitaire de la Covid-19 ?

Il faut savoir qu’à REVERSE, nous n’avons malheureusement plus de « bureaux. » Donc je faisais du télétravail avant la crise sanitaire… du coup, à ce niveau-là, il n’y a quasiment rien qui a changé pour moi. La seule différence au niveau professionnel c’était évidemment l’absence des matches. Là, du coup, il fallait trouver d’autres idées de sujets. Ressortir des papiers sur l’Histoire de la NBA. Paradoxalement (ou pas), la plupart des amateurs de NBA préfèrent finalement tous les « à-côtés » de la ligue que les matches eux-mêmes…

Les spécificités du journalisme pour la presse en ligne vis-à-vis de la presse écrite

  • Où se situe la rédaction de Reverse ? Tous les journalistes travaillent-ils au même endroit ?

Alors avant nous avions donc nos bureaux dans le 11ème arrondissement de Paris. Mais désormais, nous sommes chacun chez nous.

  • Quelles sont les contraintes au sein de la rédaction ?

Je ne sais pas si ce sont des contraintes mais c’est vrai que ce n’est pas évident de toujours travailler à la maison. Avant, quand nous avions nos bureaux, il était plus facile de se réunir pour faire des réunions de rédaction. C’était une autre ambiance. Qui me manque. Il faut être solide pour travailler toujours seul de chez soi. C’est parfois pesant mentalement. Nerveusement. Autre contrainte purement liée à notre rédaction : nous ne sommes vraiment pas beaucoup à écrire. Au moins deux fois moins que la plupart de nos concurrents. Du coup, ça force malheureusement parfois à traiter des sujets sans aller autant en profondeur que ce que nous le souhaiterions. Parce qu’il faut quand même assurer un certain nombre de contenus.

  • Dans quelle mesure êtes-vous libre de travailler sur les sujets de votre choix ? D’adopter les angles de votre choix ?

Pour Basketsession, j’ai une liberté quasi-totale. Voire même totale. Si j’ai une idée, je peux la faire. Après, bien sûr, on en discute quand même entre nous. Mais mes rédacteurs en chef me font pleinement confiance. Pour le Mook, je peux proposer mes idées et mes chefs m’en proposent aussi. Ensuite ça se fait au feeling de chacun. Là pour le coup c’est un vrai travail d’équipe. On essaye de réfléchir ensemble aux angles, aux thèmes, et de se les répartir ensemble.

  • Etes-vous plus libre sur le site Internet ou sur le Mook ?

Du coup je dirai que je suis plus libre sur le net. Mais je suis aussi très libre sur le Mook. Notamment en termes d’écriture. Dans le Mook, on peut vraiment se lâcher. C’est le but.

  • Qu’est-ce qui change le plus entre votre travail pour le site basketsession et le Mook ? Le Mook permet de prendre du temps, de prendre de la distance avec l’actualité chaude. Le site internet impose-t-il au contraire une plus grande réactivité ? Combien d’articles écrivez-vous par jour, par semaine ?

La plus grande différence, c’est effectivement le temps de réflexion. Le recul. La profondeur. La préparation. Je peux écrire un article web de quatre pages en une heure si je suis inspiré. Alors que le Mook, pour la même taille, je vais prendre trois jours ! Le fait que ce soit imprimé – je trouve que le Mook est vraiment un bel objet – pousse à vraiment miser sur la qualité. Je peux passer parfois 30 minutes sur une phrase. Alors que sur le net, au final, ça va tellement vite que si c’est moins « bien écrit », c’est moins grave. Même si j’essaye aussi de m’appliquer.

C’est sûr que Basketsession pousse à être dans l’actualité chaude. Il faut trouver les bons thèmes chaque jour. Les thèmes recherchés par le public, les mots clés importants. Même si l’un de nos objectifs c’est justement de pouvoir prendre du recul même sur le web ! Mais c’est là où l’on revient aux contraintes. Pour ça, il nous faudrait plus de moyens et une rédaction plus importante. Pour le Mook, on tient vraiment à ce que nos articles puissent s’inscrire dans le temps. Avec une durée de vie beaucoup plus longue. Qu’ils soient écrits de manière à ce que le lecteur puisse se dire un jour « tiens, si je me replongeais dans cet article. »

Je pense que j’écris 8 à 10 « articles » par jour pour Basketsession. Mais honnêtement, dans le lot, il doit y avoir plusieurs news au format très web. J’ai aussi un papier par jour pour Eurosport, le résumé de la nuit NBA posté très tôt le matin. En plus de ça, j’écris généralement deux papiers NBA pour Eurosport par semaine. En tout, je dois être autour des 45-50 contenus par semaine mais certains sont rédigés en 15 minutes.

  • Vous aviez accordé une interview à la rédaction du P’tit Péron en 2015, qu’est-ce qui a changé chez les éditions Reverse ? Dans votre quotidien de journaliste ? Et en NBA ?

Il faudrait que je me procure mes réponses de l’époque pour vraiment me rendre compte de ce qui a changé ! Pour REVERSE, ce qui a changé, c’est déjà la perte de notre bureau dans Paris. Mais aussi notre format, avec la fin du magazine REVERSE remplacé par le Mook. Une belle réussite selon moi. Pour Basketsession, nous avons sans doute perdu quelques plumes (nous ne pouvons plus prendre de stagiaires sans avoir des locaux, la loi l’interdit…). Pour ce qui est de l’identité du site, on essaye justement de beaucoup travailler dessus pour lui donner une « âme » comme c’est le cas pour le Mook. Mais ce n’est pas facile.

A lire : le P’tit Péron n°8, juin 2015 dans lequel Antoine Pimmel avait accordé un long entretien à la rédaction. 

Au quotidien, c’est triste à dire mais je pense que j’avais encore plus « faim » en 2015. Je venais de débuter. Attention, ça ne veut pas dire que je ne suis plus motivé aujourd’hui ! Mais je sais que je pouvais passer des heures à écrire à l’époque. Maintenant, je ressens le besoin de déconnecter de temps en temps.

En ce qui concerne la NBA, j’ai l’impression que c’est vraiment devenu une ligue 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, toute l’année. Plus aucun temps-morts. Comme je disais, la masse se passionne finalement encore plus pour ce qui se passe à côté des matches que pour le jeu. Pas pour tous bien sûr. Mais on constate par exemple que les périodes de Free Agency, de trade deadline sont les moments de l’année où la NBA fait le plus « d’audiences » sur Basketsession. Les news les plus lues sont toujours celles qui ne concernent pas les matches. Et ça s’est évidemment exacerbé avec l’explosion des réseaux sociaux. Pour moi, elle est là la principale différence, encore plus que les changements dans le jeu (tiens, une preuve de plus que le jeu passe au second plan !)

  • En 2015, vous nous écriviez «un journaliste doit constamment chercher à se renouveler ». Qu’avez-vous créé de nouveau depuis ?

Il faut vraiment que je remette la main sur cette interview de 2015 ! Alors, à l’échelle collective, on a lancé le Mook. On a aussi publié des livres (sur le vin) et on songe à se mettre aux podcasts. Je réfléchis aussi beaucoup à comment donner un aspect beaucoup plus communautaire à notre site internet. C’est un peu dommage mais c’est comme ça que ça marche : il faut rassembler, créer son « groupe » pour brasser le plus de monde. Et ce n’est pas facile de le faire sans se mettre en avant dans des vidéos, etc.

De mon côté, je me suis lancé dans beaucoup plus de fictions, des fausses interviews décalées, des épisodes, des parodies… Cette question est vraiment intéressante parce que ces derniers temps je réfléchis justement à comment me renouveler. Mais au-delà du journalisme. Justement dans l’écriture de… romans. Je ne sais pas si c’est vraiment un projet mais ça me traverse l’esprit de plus en plus.

  • De plus en plus d’acteurs de la presse numérique font le choix du payant. Est-ce à venir pour basketsession ? Croyez-vous encore au modèle du tout gratuit ?

On y a déjà songé. C’est même encore dans les cartons : une éventuelle partie premium sur le site avec des papiers plus longs, un peu comme ceux du Mook. Mais c’est une idée comme ça, parmi tant d’autres, ce n’est pas forcément à venir tout de suite et on ne le fera peut-être jamais. J’ai envie de croire à un modèle où tout est gratuit mais la réalité, c’est qu’il faut vivre… Si c’est gratuit, il faut des publicités sur les pages pour générer des revenus. Ce qui rend parfois les articles illisibles. Ou alors il faut une grosse boite derrière pour soutenir financièrement le site. Généralement, ce qui se fait chez nous n’est que le prolongement de ce qui existe aux Etats-Unis. Et les principaux médias US NBA deviennent de plus en plus payants. Pour avoir la qualité des articles de The Athletic, il faut un abonnement. Pour lire du Zach Lowe sur ESPN, maintenant, il faut payer. Après, eux peuvent se permettre de le faire parce que le marché est beaucoup plus important. En France, c’est peut-être encore plus délicat. Du coup, je pense que le gratuit a encore de l’avenir ici. Reste à savoir pour combien de temps. Je pense qu’un média qui réunit une grosse communauté peut se permettre de faire des articles 100% gratuits sur son site tout en vendant d’autres produits.

  • Selon vous, quel joueur incarne le mieux la NBA contemporaine ?

Dans le jeu, Stephen Curry et James Harden. Curry pour la révolution à trois-points, le côté flamboyant et très offensif de la ligue actuelle. Tout le monde veut jouer come Curry, avec cette aisance, en prenant du plaisir, en s’amusant. Harden pour l’aspect analytique poussé à l’extrême : le basket dicté (en partie) par les mathématiques. Houston était l’équipe qui illustrait parfaitement ces principes et Harden est la star idéale pour ça. Mais je pense que le prochain visage, c’est Luka Doncic. Il a le côté showman de Curry avec des éléments du jeu d’Harden. Puis Doncic, ça représente l’ouverture à l’international, le côté « global » que la NBA cherche et développe depuis des années. C’est d’ailleurs un débat intéressant : les Américains arriveront-ils à s’identifier complètement à un joueur européen ? Je m’écarte un peu du sujet mais je pense par exemple que le public US peine à se reconnaître en Giannis Antetokounmpo. Alors que c’est un double-MVP !

  • Cette année, les joueurs NBA se sont largement engagés dans le mouvement BlackLives Matter, au point de menacer la tenue de la fin de la saison. Dans quelle mesure traitez-vous de ces sujets dans vos publications ?

On le traite en tant qu’informations, en citant les déclarations, les boycotts, les positions de chacun. Mais aussi en faisant un édito. Et je pense que nous étions les premiers à le faire, sans prétention. J’avais écrit un édito juste après le décès de George Floyd. Pour nous, ce sont des combats importants. On n’hésite pas à sortir du cadre du basket dans ces moments-là. D’ailleurs, quand on l’a fait, on a reçu de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux du genre « restez sur le basket les gars. » Un peu comme ceux qui reprochent aux athlètes de ne pas se contenter de jouer. Mais non ! Après tout, ça nous concerne tous. Alors je sais bien que l’on ne peut sans doute pas combattre le racisme simplement à coup d’articles mais on tient à partager nos valeurs. Je n’ai absolument pas le droit d’en dire plus et je vais donc faire un « teasing » honteux mais on a un gros truc sur le sujet qui arrive prochainement…

Entretien recueilli par Ilan Durand 

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